Hordes
Affichage des articles dont le libellé est Black Widow. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Black Widow. Afficher tous les articles
vendredi 11 octobre 2013
samedi 24 août 2013
samedi 17 août 2013
samedi 3 août 2013
mercredi 8 mai 2013
samedi 20 avril 2013
jeudi 18 avril 2013
samedi 26 janvier 2013
vendredi 23 mars 2012
Spettri - Spettri (2011)
Quand il ne signe pas des artistes nostalgiques croyant encore que l'on n'a rien enfanté depuis leMachine Head de Deep Purple (Wicked Minds par exemple), ou ne joue pas les historiens rééditant des perles (un peu) oubliées (dernièrement, Doris Norton), le label Black Widow aime bien se lancer dans l'archéologie. Passant au tamis le Rock italien, il vient ainsi de déterrer un objet resté inédit depuis sa conception entre 1970 et 1972. Il s'agit du premier - et unique - album de Spettri, formation apparue au milieu de la décennie précédente mais dissoute avant de voir le fruit de ses enregistrements faire l'objet d'une sortie officielle. Ces bandes, demeurées depuis sur une étagère, ressuscitent presque quarante ans après, pour le plus grand plaisir des amoureux de cette patine seventies si chaleureuse, véritable Saint Graal après lequel ne cessent de courir les groupes d'aujourd'hui.
Car là, pas de doute à avoir, cet opus n'est ni une copie, ni un hommage ou un truc "à la manière de". L'analyse au Carbone 14 ne trompe pas : cela a bien été capturé à une époque lointaine où des musiciens se retrouvaient encore pour enregistrer sans l'aide dépourvue d' âme des ordinateurs. La prise de son, qui fleure bon l'authenticité, a peut-être vieilli mais possède ce charme inimitable. Un peu à l'image de ce petit groupe, sorte de version transalpine deVanilla Fudge en plus progressif, distillant un Rock psychédélique en langue nationale et piloté par un orgue "jonlordien" qui dégueule (forcément) de toute part.
L'œuvre éponyme, concept en quatre mouvements auxquels se greffe une intro, s'ouvre sur "Stare Solo", sans doute son titre le plus marqué par un Hard-Rock qui se cherche alors encore. Le plus ramassé également. On pense clairement à la formation culte de Tim Bogert et Carmine Appice grâce au chant de Ugo Ponticiello, cependant que le guitariste accouche d'un solo réjouissant et bien dans le ton de l'époque. Que du plaisir donc !
Introduit par un orgue aux tonalités liturgiques, par ailleurs distillées à travers tout l'album, "Medium" dévoile le visage le plus psyché de Spettri, lente pièce de près d'une dizaine de minutes où six cordes et claviers se répondent lors d'un long pont instrumental aux accents purpliens et orgasmiques. Quelques notes acoustiques posées par une guitare à la saveur méditerranéenne, un orgue généreux échappé d'une église, puis "Essere" peut enfin démarrer, montée en puissance tragique aux multiples pans aux confins du Rock progressif. Dernier des cinq morceaux, "Incubo" est une longue plage assez Rock où la guitare a la bonne idée de moins s'effacer au profit des claviers, à la construction plus aventureuse et à dominante instrumentale.
S'il serait exagéré de faire de cet album orphelin à l'ambiance générale assez sombre, un vestige oublié, le fait est que l'on tient là un bon exemple de ce savoir-faire italien, toujours à la remorque de la mode mais au demeurant sympathique. 7/10 (Music Waves)
vendredi 16 mars 2012
Tiresia Raptus - Tiresia Raptus (2011)
Ce n'est pas une critique mais reconnaissez qu'il n'y a bien que Black Widow pour oser distribuer un album tel que ce jet séminal de Tiresia Raptus. Parce que celui-ci est italien ? Oui. Parce que celui-ci bricole un rock bizzaroïde ? Surtout.
Ce projet parallèle est né de la volonté d'une poignées d'activistes de la scène métallique romaine, prêchant au sein de la chapelle Doom (Doomraiser, Black Land) ou Gothic (The Foreshadowing) d'explorer la face la plus sombre du rock psychédélique dont ils offrent une vision hallucinée réclamant une une large ouverture d'esprit pour être appréciée à sa juste valeur.
De fait, Tiresia Raptus devrait en laisser pas mal sur le bord de la route avec sa prise de son garantie 100% vintage, ses riffs sous acide et une construction au mieux étrange, au pire confuse. Courte, soit une petite trentaine de minutes à peine, cette œuvre au goût d'inachevé écarte les cuisses avec un petit prologue inquiétant où résonne le barrissement d'un animal inconnu, dérive ensuite entre titres assez rock, piste instrumentale ("Raptus", excellent au demeurant avec ses grattes qui galopent à la Maiden des débuts) ou presque ("Guardiano Della Soglia") pour s'achever sur une note bordélique qui ne ressemble à rien.
Ceci étant, bien que singulier, le début de l'album reste relativement accessible, avec "Memorie Dal Sottosuolo", que berce un chant en italien qui retrouve les envolées colorées de la fin des années 60, cependant que derrière, les instruments, dont une basse toute en rondeur, tissent un canevas feutré aux relents de pipe à eau. C'est délicieux et charmant, porte ouverte sur une période fantasmée synonyme de liberté.
Déjà, "Dal Kimbo" est parasité par des lignes vocales au ton théâtral et des accords intriguants, mais l'ensemble convainc par sa partie instrumentale rythmée. Entre effluves nébuleuses noyées sous les effets, et batterie qui semble ne jamais filer droit, on sent pourtant qu'il ne faudrait pas grand chose pour qu'on commence à s'éloigner du rivage et à perdre pied. Si par la suite, "Viracocha", le morceau le plus Heavy, nous ramène un temps (seulement) sur la terre ferme grâce à sa falaise rythmique et son solo de guitare jubilatoire, la seconde partie du programme nous entraîne dans un no man's land déglingué qui culmine lors du terminal "Jesod" dont la folie l'arrime au progressif crimsonien. Cette voix féminine assez peu agréable finit d'achever même les plus patients.
Avec cet album improbable aux confluents du proto-Doom, du Rock psyché enfumé et d'un Dark prog spatial et ésotérique, prétendre que Tiresia Raptus ne facilite pas l'accès à son univers tient de l'euphémisme. Mais il y aura bien quelques amateurs de trucs bizarres tels que votre serviteur, pour y prendre leur pied et souhaiter que les Italiens n'en restent pas là... 7/10 (Music Waves)
lundi 20 février 2012
Doris Norton - Raptus (1981 - 2011)
Si le premier nom qui vient à l'esprit en évoquant Antonius Rex et son faux frère jumeau Jacula, est celui de son guitariste et âme noire Antonio Bartoccetti, on ne saurait pour autant minimiser le rôle ainsi que le talent de sa fidèle complice, Doris Norton. Sorte de version féminine et italienne de Klaus Schulze, la belle s'est lancée dans une hallucinante carrière solo à partir de 1980, se posant en pionnière de la musique électronique assistée par ordinateur, allant jusqu'à se faire sponsoriser par Apple (?) et à devenir consultante pour IBM !
De fait, toute son oeuvre est bâtie autour d'une recherche, d'une exploration du son informatisé, passion obsessionelle qui trouve sa plus parfaite représentation avec ces clichés où la jeune femme trône au milieu de synthétiseurs et d'ordinateurs. Un peu comme Schulze à la même époque, celle de la trilogie Dig It/Trancefer/Audendity. Et si elle ne possède pas le génie visionnaire et la démesure du teuton, des travaux tels quePersonal Computer (1984) ou Automatic Feeling (1986) dévoilent une véritable artiste car elle y développe un univers aussi personnel que cohérent dans sa démarche.
Faisant peau neuve pour son trente et unième anniversaire grâce au label Black Widow, Raptus est son troisième album en solitaire, après Under Ground (1980) et Parapsycho (1981). Court opus ou long EP de moins d'une demie heure, il témoigne à merveille de cette quête visant à utiliser l'ordinateur quasiment comme un instrument à part entière. Avec son déluge de nappes électroniques et de sons analogiques, les mauvaises langues argueront - à tort ou à raison - que Raptus a mal vieilli, un peu à l'instar des albums de Schulze cités plus haut, qui restent, il est, vraimoins intemporels que leurs aînés des années 70.
Mais cela n'empêche pas ces cinq pistes (seulement) de se révéler passionnantes de bout en bout, majoritairement instrumentales et pilotées par une Doris Norton en état de grâce. Inspirée par sa muse informatique, elle tricote un maillage souvent hypnotique, répétitif, annoncant en cela la vague Techno Trance qu'elle contribuera plus tard à développer, auquel viennent se greffer la guitare singulière d'Antonio Bartoccetti ("Drugraptus") ou une batterie synthétique taillée pour les dancefloors ("Erosraptus"). Toujours dynamique, le programme défile très vite, depuis le gigantesque "Psychoraptus" que rythme la voie extra-terrarestre de la maîtresse des lieux jusqu'au planant "Doris Norton Lab", moins rapide que ses prédécesseurs dégorgeant d'effluves torrentielles de minimoogs.
Cette reine de la scène progressive italienne mérite ne pas être oubliée. Quoi de mieux pour cela et pour lui rendre l'hommage justifié que de (re)découvrir ce Raptus étincelant dont on ne remerciera jamais assez Black Widow de l'avoir dépoussiéré... 8.5/10 (Music Waves)
dimanche 30 octobre 2011
dimanche 23 octobre 2011
Inscription à :
Articles (Atom)













