Hordes
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jeudi 23 janvier 2014
vendredi 3 janvier 2014
mardi 31 décembre 2013
mardi 2 juillet 2013
mercredi 30 janvier 2013
dimanche 20 janvier 2013
mercredi 18 juillet 2012
Anhedonist - Netherwards (2012)
Le nom du groupe, signifiant
l'incapacité chez certaines personnes, de ressentir le moindre sentiment ou
empathie, vaut à lui seul tous les discours, les phrases entières, que l'on
pourrait écrire sur ce premier méfait affreusement noir qu'aucun rai de
lumière, même fugace, ne vient jamais éclairer. Creusé par cinq Américains en
apnée, Netherward fore la roche d'un Doom oscillant entre Death Metal, à
l'image de "Saturnine" qui, après une intro au souffle ambient,
démarre sur un sprint avant de se tranformer en zombie pataugeant dans les
viscères et Sludge apocalyptique façon Aldebaran ou The Howling Wind, soit avec
ce son cendreux, sale et minéral à la fois. C'est d'ailleurs lorsqu'il serre le
frein à main que Anhedonist se montre le plus impérial, le plus sur de lui et
de sa capacité à dresser une falaise massive que viennent éroder les assauts
d'un chant hurlé porteur d'une maladie infâme. "Estrangement" et
"Inherent Opprobium", lequels totalisent à eux deux plus de la moitié
d'un menu d'à peine 40 minutes, incarnent cette facette extrêmement malsaine
que râclent des guitares corrosives (Read more)
dimanche 8 avril 2012
Anguish - Through The Archdemon's Head (2012)
Roger Brunet avait tort : le déterminisme existe. Démonstration scandinave avec l'exemple du Doom. Comme on distingue un Black Metal norvégien, suédois et finlandais, la même séparation peut être établie avec le Doom. Si le pays des mille lacs est réputé pour sa chapelle extrême et funéraire (Tyranny), la terre historique de l'art noir, pour son approche du genre plus granitique et atmosphérique (Funeral), la Suède quant à elle, reste attachée aux fondamentaux, sans doute car s'y est très tôt développée une scène de ce type, que l'on songe à Candlemass ou Solitude Aeturnus... Mais peut-être que cela n'a rien à voir.
Reste que l'on n'est pas étonné d'apprendre que Anguish, dont il est question dans cette chronique, nous vient de ce territoire à la position médiane en Europe du Nord tant il exalte les valeurs traditionnelles, celles qui fondent le Doom depuis les riffs matriciels de Black Sabbath et autre Pentagram, Golem aux pieds figés dans le marbre. Lourd et monolithique, Through The Archdemon's Head est une manière de leçon. Ne réussissant jamais à passer la seconde, le tempo demeure englué dans une lenteur pétrifée. Des guitares épaisses et roots de chez roots à la batterie solidement ancrée dans un substrat sentencieux, sans oublier un chant misérable (dans le bon sens du terme) qui semble pleurer toute la douleur du monde, celui-ci, par trop monotone, s'avérant son seul (relatif) point faible, malgré une tessiture un peu rude qui lui confère une petite personnalité, les musiciens sont à l'unisson dans l'expression d'une douleur pachydermique.
Ne cherchez bien entendu pas une quelconque originalité chez les Suédois, il n'y en a pas, encore qu'ils distillent une ambiance parfois assez malsaine, presque infernale ainsi qu'un climat morbide ("Dawn Of Doom" dont la fissure centrale possède le goût du glas) qui les distinguent du tout-venant des sculpteurs de souffrance, mais encore une fois, le Doom n'est pas une question de révolution, ce qu'il n'a d'ailleurs jamais été, plutôt une question de foi. D'authencité aussi. La Sainte chapelle ne triche pas, sachant reconnaître ses vrais fidèles des brebis galeuses. Anguish fait donc partie des premiers.
"Book Of Fox", qui gronde des accords telluriques libérés par des cordes directement reliées aux arcanes de la terre ou bien encore "Lair Of The God", dans les veines duquel coule un sentiment d'inexorabilité absolu, respectent à lettre le cahier des charges qui a présidé à leur conception, classiques et lestés d'un son ultra massif, écrin idéal et garanti sans OGM. Du Gogotha épique de plus de dix minutes (le terminal "Morbid Castle") à la longue mise en bouche qui semble ne jamais vouloir céder sa place ("When The Ancients Dare To Wait"), Anguish emploie toutes les ficelles, aboutissant à un édifice colossal aux arêtes tranchantes, d'une grande pureté de traits.
Oeuvre austère, Through The Archdemon's Head manque de charme et de beauté mais il a pour lui une simplicité, celle des petits artisans, honnêtes et sincères. 7/10 (La Horde Noire)
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