Hordes
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lundi 13 avril 2015
mercredi 14 janvier 2015
vendredi 21 novembre 2014
jeudi 10 juillet 2014
vendredi 13 juin 2014
vendredi 2 mai 2014
mercredi 11 avril 2012
Azylya - Thanatos' Insanity (2011)
Son visuel d'une laideur franchement repoussante et ce, malgré l'accorte jeune femme (en réalité Jamie-Lee Smit, la chanteuse) qui y figure, à même de rameuter le mâle chaland, ne doit vous faire passer à côté ni de Thanatos' Insanity ni de ses géniteurs.
Nouveau venu au sein de la galaxie du Sympho Gothic Metal avec des seins, Azylya mérite donc mieux que la maladroite vitrine d'un goût douteux de ce qui n'est après tout d'un petit EP d'une vingtaine de minutes aux allures de carte de visite.
Car passée ce premier contact et une fois la rondelle glissée dans la fente du lecteur approprié, c'est une (très) bonne surprise qui s'en échappe. On y découvre un groupe - originaire de Belgique - qui a des idées, peut-être pas encore les moyens de les exprimer comme il le souhaiterait, et surtout une sacrée vocaliste, certes au timbre peu original mais aussi charmante que puissante.
Basés sur la copulation classique entre lignes de chant féminin et (timides) grognements de bête en rut, ces titres ne souffrent au final pas trop de la faiblesse de ses claviers sensés auréolé l'ensemble d'une dimension orchestrale que ces jeunes gens sont encore bien en peine de restituer. Ce n'est pas grave tant ces quatre compositions (plus une introduction), qui têtent les mamelles des premiers After Forever séduisent malgré tout.
Clé de voûte indispensable dans ce type de Metal qui ne pardonne pas les chanteuses médiocres, Jamie-Lee, laquelle n'a (presque) pas à rougir de la comparaison avec ses ainés Floor Jansen et Simone Simons, est à l'origine de mélodies entêtantes, citons "Delirius" ou le mémorable "Azylya" cependant qu'un morceau tel que "Incest" témoigne de préoccupations douloureuses qui sont tout à l'honneur de cette formation en devenir à laquelle on ne peut que reprocher un manque de personnalité (les similitudes avec les Hollandais sont franchement évidentes) bien naturel.
Il va de soit que nous attendons désormais un véritable premier album à la hauteur des promesses annoncées par Thanatos' Insanity. On tient là peut-être le fer de lance européen d'une nouvelle génération de groupes à chanteuse après la fin, le changement de peau ou le déclin des initiateurs du genre. Pourquoi pas après tout ? 7/10
mardi 10 avril 2012
Amorphis - The Beginning Of Times (2011)
Débutant dans une veine Death/Doom au début des années 90, pour peu à peu larguer les amarres du Metal extrême avec l'arrivée de Pasi Koskinen, chanteur pourtant habitué au registre caverneux aussi bien avec Ajattara que Shape Of Despair, le point culminant de cette évolution ayant été atteint avec le floydien Far From The Sun en 2003, Amorphis n'a eu de cesse, durant une décennie, de changer de peau, faisant montre d'une belle liberté artistique. Or depuis l'embauche du néanmoins remarquable Tomi Joutsen derrière le micro, les Finlandais, peut-être conscients d'être allés trop loin avec le dernier album animé par Koskinen, semblent avoir jeté leur dévolu (définitivement ?) sur un Metal plus mélodique que mélancolique, à peine enténébré par l'organe de son troisième vocaliste, lequel alterne toujours avec aisance et brio lignes de chant clair et voix d'outre-tombe.
The Beginning Of Times est le quatrième opus sous cette mouture. Le groupe qui, entre le DVD live Forging The Land Of Thousand Lakes et la collection Magic & Mayhem, n'a pas chômé depuis deux ans, y livre ce qu'il sait faire de mieux. Il le fait donc très bien et les fans pas trop exigeants devraient y trouver de quoi picorer. Amorphis possède cette science précieuse de l'hymne immédiat qu'une seule écoute suffit à s'accrocher à la mémoire, témoins les "Mermaid", introduit par une présence féminine séduisante que l'on croisera de nouveau sur "Southsayer", et autre "My Enemy", qualité qui lui permet de sauver les meubles.
Mais il n'en demeure pas moins que ce nouvel essai renvoi l'image de musiciens qui se sont contentés du minimum syndical là où nous étions nombreux à attendre un disque à la hauteur du superbe Skyforger, certainement une des pierres angulaires de leur carrière, avec ses touches folkloriques qui paraissent cette fois-ci avoir été mises en jachère. Phagocyté par des claviers qui se taillent la part du lion ("Crack In A Stone", "Reformation"), The Beginning Of Times se voile donc d'une certaine déception eu égard à très belle tenue de son prédécesseur. Toutefois, les Finlandais ont du métier et ce faisant, ils se délestent d'une poignée de pépites comme ils en ont le secret, de "Song Of The Sage" à "Beginning Of Time", conclusion empreinte d'une certaine tristesse. Ses notes orientales de même que ses guitares entêtantes en font l'apogée d'une écoute qui serait sinon sans réelles surprises.
A l'arrivée, cette dixième cuvée, loin du (re)commencement que son titre pouvait laisser entrevoir, se révèle être un cru honnête. Mais Amorphis peut mieux faire que cet album somme toute un peu facile, bien qu'il ne saurait suscité la moindre critique quant à sa réalisation d'où émerge un Tomi Joutsen qui semble faire partie du groupe depuis toujours. Un groupe qui serait bien inspiré de renouveler sa formule comme il a su constamment le faire durant la première partie de sa carrière. 7/10 (Music Waves)
A lire : Skyforger (2009), Forging The Land Of Thousand Lakes (2010)
samedi 7 avril 2012
Amorphis - Forging The Land Of Thousand Lakes (2010)
Il est loin désormais le temps où les Made In Japan, On Stage, Live Killers ou Live After Death, pour n’en citer que quelques uns, enflammaient les platines. Ca fait une paye maintenant qu’il nous a pas été donné d’écouter un live mythique et, nonobstant les qualités incontestables d’Amorphis, ce n’est pas ce Forging the Land of Thousand Lakes qui devrait venir combler ce vide.
Pas suffisamment de folie, de démesure. De magie également. Ce manque ne fait de ce premier témoignage en public des Finlandais un mauvais disque, seulement un live de plus quand on attendais - espérait - un enregistrement promis à devenir un mètre-étalon du genre. Ce n’est donc pas le cas.
Il n’en demeure pas moins que cette double ration, qui se décline sous plusieurs formats, auditif et visuel, mérite le détour, davantage un habile panachage d’une carrière exemplaire qu’un instantané. Pourtant, étonnamment (ou non), Amorphis ne privilégie nullement l’ère Tomi Joutsen, quand bien même le petit dernier, le merveilleux Skyforger, a droit à plusieurs emprunts (dont les superbes « Silver Bride », « Sampo » ou « Sky Is Mine ») pour galoper parfois sur des terres plus abruptes, celles des débuts et des légendaires Tales from the Thousand Lakes (« Black Winter Day »…) et Elegy (« My Kantele »), tandis que la période la plus progressive n’est pas oublié (c’eut été regrettable). Les Finlandais jouent même les archéologues en exhumant l’antédiluvien « Sign From the Northside », tiré du premier opus The Karelian Isthmes !
Sinon, il va sans dire que le groupe est au taquet livrant une performance qui ne saurait susciter la moindre réserve. C’est très bien fait donc, les fans seront certainement comblés cependant que les néophytes y trouveront une idéale porte d’entrée menant à la découverte de cette entité majeure du metal des années 90/2000. Toutefois l’impression de départ demeure. Forging the Land of the Thousand Lakes se révèle être un bon live car les tous ses titres sont de petits bijoux d’écriture et d’interprétation, mais un live dont on imagine mal qu’il marquera son temps et donc encore moins l’histoire. Ne boudons toutefois pas notre plaisir… 7/10
A lire : Skyforger (2009), The Beginning Of Times (2011)
jeudi 5 avril 2012
Amorphis - Skyforger (2009)
Il existe un style, une méthode Amorphis dont ses membres ne se sont jamais départis et qui repose sur un sens de l'écriture précis, sur des titres ciselées, courts généralement plutôt que calibrés, illuminés par des refrains aisément mémorisables et par des guitares qui tissent des mélodies efficaces qui s'accrochent au caberlot aussi vite qu'une nymphomane à un mâle.
Que l'on adhère ou pas à son évolution, le groupe n'a jamais réellement déçus, quand bien même il s'est peu à peu éloigné des rivages death metal (toujours très mélodiques toutefois) de ses débuts. Intéressant d'ailleurs de voir comment beaucoup de formations de la même génération ont suivi des parcours identiques (Paradise Lost, Anathema...).
Mais depuis l'embauche de Tomi Joutsen chargé de tenir le micro suite au départ de Pasi Koskinen, les Finlandais semblaient vouloir renouer, quoique timidement, avec leur passé. Moins atmopshériques que leurs récents aînés, Eclipse et Silent Waters bénéficiaient du chant tour à tour velouté ou plus agressif du nouveau venu qui a su faire oublier son pourtant remarquable prédécesseur, ce qui n'est pas un mince exploit.
Etonnement, Skyforger, leur nouvelle livraison, si elle s'inscrit dans leur sillage, louche pourtant, sans en être non plus une photocopie, vers le sublime Far From The Sun (2003), dernier album avec Koskinen et sans doute le plus progressif du lot. En plus musclé néanmoins. L'ensorcellant "Sky Is Mine" aurait ainsi pu se glisser sans mal au beau milieu des chansons qui le structuraient.
Joutsen a pratiquement rangé au placard son chant death, moins présent que sur les deux précédents albums, sauf sur "Majestic Beast", par ailleurs un des titres les plus sombres que les Finlandais aient sans doute composé depuis des lustres et ce, en dépit des nappes de claviers hantées avec ce son de Mellotron à la King Crimson, qui l'enveloppent tel un linceul, voire sur certains couplets et, bien que dans une moindre mesure, sur "Sampo", longue pièce (plus de six minutes toute de même) qui ouvre l'album sur une note inhabituelle. Il s'agit en effet d'un morceau très progressif, coloré d'un panel d'ambiances et guidé par ces riffs entêtants dont Esa Holopainen a le secret.
Sinon, Skyforger, oeuvre équilibrée que l'on sent toujours conduite par une ligne droite et cohérente, aligne dix chansons toutes excellentes. Un vrai travail d'orfèvres. Ecoutez les imparables "From The Heaven Of My Heart", que réhausse de jolies parties de piano, "Silver Bride" (zébré lui aussi de quelques parcimonieuses voix d'outre-tombe) pour vous en convaincre. Ces petits bijoux ne vous quittent plus ; vous vous surprenez à les fredonner tout le temps, sous la douche, même en faisant l'amour !
Que dire de plus ? Si... Un - très léger - bémol, toutefois : la première moitié, irrésistible car elle concentre les pépites les plus accrocheuses, fait de l'ombre à la seconde, pourvu de titres peut-être moins évidents (le plus complexe "Highest Star", qu'introduit des touches folkloriques, le fabuleux "Skyforger", avec ces quelques teintes celtiques et ses choeurs ou "From Earth I Rose" qui s'achève sur de discrets arpèges ), bien que tout aussi réussis et travaillés.
Ce neuvième opus d'Amorphis se révèle donc être encore un sans-faute, plus inspiré encore que ne l'étaient Eclipse et Silent Waters, en tout point superbes pourtant, juste milieu habile entre ceux-ci et les derniers opuscules de l'ère Koskinen et a de fortes chances de s'imposer comme une des pierres angulaires de la discographie des Finlandais qui n'en manque déjà pas... 8.5/10
A lire : Forging The Land Of Thousand Lakes (2010), The Beginning Of Times (2011)
lundi 13 février 2012
Kells - Anachromie (2012)
Girl Power. On ne saurait trouver meilleur slogan pour qualifier ce mouvement protéiforme qui voit les femmes peu à peu prendre le pouvoir – c’est très bien ainsi - au sein d’une scène metal pendant longtemps demeurée inféodée à la seule gent masculine, quand bien même une Doro, pour ne citer qu’elle, n’a jamais eu à rougir de la comparaison avec ses homologues couillus. Ces nanas ne sont ni des poupées barbies ni de vulgaires Castafiore du dimanche sans pour autant effacer une féminité souvent personnelle, énervée sinon énergique.
Une fois n’est pas coutume, la France n’est pas à la remorque de cette (r)évolution, depuis le succès – mérité - rencontré parEths, faisant de Candice sa chanteuse, quasiment le porte étendard d’une génération autant nourri au grain de l’extrême qu’au nu Metal. Alors qu’il diffère de son ainé sur bien des points, Kells est vu comme creusant un sillon identique, impression que la présence de Candice le temps du titre "La sphère" figurant sur son deuxième album, a pu contribuer à cultiver. Fondé à Lyon en 2001 autour du triangle constitué de Virginie Goncalves (chant), Patrick Garcia (guitare) et de Fabrice Desire (clavier), le collectif arborre un corps gainé de Metal symphonique dont il a partagé la scène avec certaines de ses têtes de gondoles telles que After Forever ou Epica, que recouvre un corset lourd et moderne tissé de gros riffs à l’américaine riches en matière grasse.
Plus que Gaia en 2005, c’est son successeur baptisé Lueurs qui nous a dévoilé les nombreux charmes d’une formation dont le nom d’inspiration celtique ne reflète en rien une musique solidement ancrée dans la réalité. Avec Anachromie, Kells a mis toutes les chances de son côté : une promotion via les réseaux sociaux active, mastering dans l'antre du mythique Sterling Sound sous la houlette de Ted Jansen, le soutien du puissant Season Of Mist qui jusque là ne s’était contenté que de distribuer l’effort précédent et une édition luxueuse sous la forme d’un double digipack enrichi d’un DVD. Comme les grands donc.
Gageons d’ailleurs que grands, les Lyonnais ne devraient plus tarder à le devenir. En constante progression depuis leurs débuts il y a (déjà) dix ans, ils en ont les moyens. Et les qualités. Parmi lesquelles il faut à tout prix souligner une maîtrise du canevas mélodique et du refrain qui fait mouche, à l’origine de compositions qui savent toujours accrocher dès les premières mesures. En ouverture, "Bleu" étale ce savoir-faire cependant que d’autres recourent avec bonheur à ses arrangements délicatement orchestraux ("L’écho") ou arabisant ("Illusion d’une aire"). Du mélancolique "L’heure que le temps va figer" à l’introduction gothique et obsédante de "Quelque part", en passant par le crépusculaire "Le manège déchanté", le groupe a soigné les atmosphères plus riches que sur les deux précédents opus.
Enfin, Kells ne serait bien entendu pas ce qu’il est sans la pierre précieuse qui lui sert de vitrine vocale. Oscillant (en français !) entre plusieurs registres, trempant sa voix dans une palette de couleurs variée, chatte doucereuse voire presque enfantine (l’excellent "Cristal") ou tigresse hurlante ("Se taire") quand elle ne saute pas franchement d’une tessiture à l’autre au sein d’un même morceau, comme elle le fait par exemple sur "Emmurés", rappelant alors un peu la généreuse Maria Brink (In This Moment). Anecdotique, la présence (heureusement) parcimonieuse d’un organe masculin, devra par contre le rester, comme l’illustre « Nuances » où le chant de truc ne paraissait vraiment pas nécessaire.
A l’arrivée, on ne voit pas trop ce qui pourrait empêcher Kells de goûter à un plus large succès O combien mérité. Un disque solide et personnel, l'appui d'un label de choix, il ne reste plus qu'aux médias et au public de le suivre. L'album de la confirmation. 7.5/10 (Music Waves)
mercredi 4 janvier 2012
Chantry - Crystal (2011)
On s'est encore fait avoir. Par le joli minoi de Francesca Vernaccini, (nouvelle) vitrine vocale de ce modeste projet italien. Par "The Moment My World Stood", ouverture de Crystal, déjà la troisième offrande de Chantry, assurément le meilleur titre du lot avec ses lignes de guitare séduisante. Las, le reste ne tête malheureusement pas les mêmes mamelles.
Si la jeune et gracieuse jeune femme fait illusion le temps de cette première chanson, elle peine un peu par la suite, impression renforcée par une prononciation de la langue de Shakespeare parfoit hésitante. En seconde position, "Wise Old Man" dévoile ainsi (et déjà !) les limites du duo italien qui peut difficilement passer pour autre chose que le petit faiseur de seconde zone qu'il demeure depuis six années d'activité.
Si l'Italie est réputé pour son Doom ou son prog antédiluvien, elle l'est beaucoup moins en revanche pour le metal à chanteuse, vagement néo-classique ou non, faute de moyens et d'inspiration ("Tiny Little Secret"), exception faite, bien entendu, de Lacuna Coil mais dont on peut se demander s'ils ne sonnent pas plus américain qu'européen, mais ceci est une autre histoire. Malgré quelques bons moments, notamment lorsque ses géniteurs mettent l'accent sur une veine plus power metal ("Spiral Designed Lullaby"), Crystal confirme ce rang de dernier de la classe. Pourtant, le maître des lieux, le guitariste Alessandro Monopoli (on ne rigole pas, s'il vous plait), fait ce qu'il peut, décochant des soli, téléphonés sans aucun doute mais cependant plaisants le temps de deux ou trois écoutes.
Bien que soigné, on peut douter que cet album offre à Chantry le précieux césame vers la cour des grands. Il lui reste encore un long chemin à parcourir pour cela, lequel devra nécessairement passer par un fuselage plus puissant et par un chant moins linéaire, quitte peut-être à se séparer de cette voix dont la propriétaire se révèle pourtant si charmante. Un dernier mot enfin, sur la pochette franchement indigne de Travis Smith qu'on a tout de même connu plus inspiré, auteur d'un écrin à l'image de son contenu en quelque sorte... 6/10 (Music Waves)
lundi 28 novembre 2011
Trillium - Alloy (2011)
Nouveau venu sur la scène métallique,Trillium est avant tout une histoire de famille, non pas de sang mais de coeur, entre, d'une part, Amanda Somerville, chanteuse et coach américaine dont le talent n'a d'égal que la beauté, longtemps réduite au rang d'utilité chez nombre de formations estampillées Power/true metal (Avantasia, Edguy...) et Sacha Paeth, multi-instrumentiste et producteur emblématique de tout cette scène et dont l'une des premières collaborations fut l'inégal Days of Rising Doom d'Aina en 2003, et d'autre part, entre la belle et Sander Gommans, guitariste avec lequel elle multiplie les associations, d'After Forever à Kiske Somerville en passant par HDK.
Si ce dernier fut avant toute chose le projet du Hollandais, Trillium se pose comme celui d'Amanda qui y brille de mille feux, y trouvant l'écrin idéal pour sa voix tour à tour puissante et émotionnelle, que nous étions nombreux à attendre, lassés de devoir se contenter de sa présence, soit sous forme de choeurs chez d'autres, soit partageant le micro avec un homologue masculin, sans oublier en solo dans une tonalité plus pop/rock.
Ecrit à six mains donc, Alloy la met (enfin) en vedette dans un registre Metal gothique où elle se permet de renvoyer à leurs chères études toutes les cantatrices qu'elle a pourtant elle-même épaulées. Véritable feu d'artifice vocal sans sombrer dans la démonstration stérile, ses lignes procurent des frissons, bien aidées il est vrai par une écriture de qualité, Sacha Paeth et Sander Gommans n'ayant plus rien à prouver. Cette dizaine de titres porte le style respectif de ces deux musiciens, le premier dans un registre soit plus feutré ("Utter Descension" ou le très beau "Into The Dissonance") ou ambiancé ("Purge"), le second demeurant fidèle une accroche plus dure et heavy ("Bow To The Ego", "Machine Gun" ou "Scream It" qui voit la belle se frotter à l'organe imposant de Jorn Lande pour un résultat qui ne figure toutefois pas - à notre avis - parmi les meilleurs titres du lot).
A l'image de son visuel, il s'agit d'une oeuvre assez sombre et tranchante, teinte dispensée par une instrumentation et des arrangements aux modelés nerveux. Lourdes et acérées, les guitares participent notamment d'une atmosphère gothique plus subtile et au ton juste, très loin du tout venant du metal à chanteuse ! Séduisante collection de chansons souvent remarquables sinon efficaces et charmantes, Alloy ne peut que réjouir les amoureux de cette grande dame demeurée trop longtemps dans l'ombre. Cet album entièrement à sa gloire est une manière de revanche en même temps qu'une leçon. 7.5/10 (Music Waves)
dimanche 17 avril 2011
jeudi 13 janvier 2011
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