Hordes
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jeudi 1 mars 2012
samedi 4 février 2012
Ahma - Slothful & Vile (2007)
Dans un monde parfait, Ahma n'aurait jamais dû croiser ma route. Non pas que les Finlandais soient mauvais dans leur partie mais leur espèce Heavy Metal moderne et survitaminé reste loin de ce vers quoi tendent de plus en plus mes goûts.
Pourtant, grâce à Firebox qui a gentilement glissé un de leurs nombreux EP au milieu d'une (pourtant) maigre commande (le Tunes Of Despair, pour ceux qu'intéressent mes frénétiques achats). Curieux de nature, Slothful & Vile s'est donc retrouvé très vite avalé par la platine CD trônant en face de moi. Et c'est finalement une honnête surprise que les enceintes ont déversé.
Frais et rythmé, Ahma louche sans doute un peu trop vers un Metal alternatif à l'énergie presque Punk, mais c'est bien fait, comme souvent avec les groupes en provenance du pays des mille lacs. Ramassé et réhaussé d'une lointaine voix féminine que l'on souhaiterait entendre davantage, quitte à museler un chanteur lead sans grande imagination, "Serpent Tongue" séduit d'entrée de jeu. Avec leurs guitares aux pattes bien lourdes, les titre suivants ont tous quelque chose à offrir, là un solo très mélodique ("Knockout In 1st"), ici des accords plus ambiancés ("Human Torches", "Malthusian", au chant narratif et aux riffs obsédants), plus loin un roulleau compresseur Thrash ("Dyed Red").
Sympathique donc mais Ahma n'est pas (encore) Audrey Horne (le sera-t-il jamais d'ailleurs ?) et Slothful & Vile fait partie de ces rondelles sur laquelle on pose une oreille ou deux avant de les ranger dans l'étagère ad hoc pour ne plus les ressortir... Sympathique certes mais bien vite oubliable aussi ! 6/10
vendredi 3 février 2012
lundi 9 janvier 2012
Orange Goblin - A Eulogy For The Damned (2012)
Il y a une bonne douzaine d'année, les média Metal ne juraient que par le Stoner, selon eux ce qui était arrivé de mieux au genre depuis... Très longtemps. Votre serviteur se souvient ainsi du dossier spécial concocté par le principal canard de l'époque, dans lequel Monster Magnet,Cathedral, Spiritual Beggars ou Fu Manchu se tiraient la bourre sur fond d'esthétique seventies et de paysages sentant bon le désert américain, les vans, les filles dénudées et les motos. Bien qu'il a en toujours un des piliers, Orange Golbin s'est toujours un peu différencié des autres têtes de gondoles du Stoner Rock. Son origine géographique - l'Angleterre - n'est sans doute pas étrangère à cette singularité, ses références étant de fait plus à rechercher du côté de la NWOBHM et plus encore de Motörhead que de Kyuss, celui que l'on considère comme un des pionniers du genre.
Après une fameuse triplette d'albums vidangée entre 1997 et 2000 (Frequencies from Planet Ten, Time Travelling Blues et The Big Black) qui ont défini sa rugueuse identité au relent de gambouis et de psydélisme, la bande à Ben Ward a malheureusement suivi le déclin de cette scène. Les opus suivants n'ont pas fait autant parlé d'eux, déjà oublié, le dernier d'entre eux, Healing Through Fire, étant même sorti il y a presque cinq ans dans l'indifférence générale. Le fait que le groupe ait alors quitté l'écurie Rise Above (dirigée par Lee Dorrian de Cathedral, rappellons-le) où il était pourtant confortablement installé depuis ses débuts, peut expliquer en partie expliquer cette érosion commerciale, mais pas seulement.
Nous en étions donc là avec Orange Goblin dont on ne pensait plus vraiment retouver au sommet. La surprise n'en est que plus grande. Ayant sans doute fait une overdose (bienvenue) de Viagra, les Rosbifs reviennent en force avec ce A Eulogy For The Damned que nous n'attendions donc plus. Peut-être revigoré par la récente signature avec le puissant Candlelight, ils accouchent ni plus ni moins de le meilleur album depuis, au moins The Big Black ! Moins Stoner, plus Heavy, à l'image du pachydermique "Death Of Aquarius" (que fissure des accords grésillsants presque Black Metal) ou du puissant "Red Tide Rising" qui, en ouverture et en l'espace de cinq petites minutes, balaye d'un revers de guitare épaisse, des (trop) longues années en demi teintes. Tout simplement plus inspirée, cette septième galette est un pur concentré de grand Rock graisseux.
Les hymnes défilent ("Stand For Something", "Acid Trial" : ils sont tellement nombreux que l'on ne peut les citer) jusqu'au grandiose et terminal morceau éponyme, soit plus de sept minutes épiques et jouissives où la guitare de l'injustement méconnu Joe Hoare nourrie au pur Hard Rock des guitar-heroes des années 70 brille de mille feux. Rien à jeter en définitive et quel plaisir de retrouver Orange Goblin à un tel niveau de réussite et d'inspiration. L'année 2012 commence fort... 8/10 (Music Waves)
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